APERCU HISTORIQUE DE SISSI à Territet

C’est le 20 février 1893 à 15 heures que l’impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie Elisabeth pose le pied pour la première fois sur le sol montreusien.

Sissi est alors âgée de 56 ans. Accablée par les tragédies que vit sa famille, orpheline de son cousin de Bavière, ébranlée par la mort de son fils bien-aimé à Mayerling, l’Impératrice déclare que la vie lui pèse de plus en plus.

A Territet, l’illustre hôte occupe des appartements de l’ancien Hôtel des Alpes sous le nom de comtesse de Hohenembs, titre qui lui donne l’illusion de voyager incognito.

Femme éprouvée par le destin, immuablement vêtue de noir, Elisabeth apprécie le lieu pour son calme et pour les nombreuses possibilités de promenades qui s’offrent à elle.



L’impératrice rejoindra Territet en 1895 puis, une nouvelle fois en 1897.

En 1898, Sissi retrouve Territet au printemps. Les premiers jours de mars sont printaniers et Elisabeth fait de longues promenades, préférant les hauteurs et les sentiers aux quais encombrés de curieux ou à la grande route, toujours plus fréquentée. Lorsqu’elle quitte Territet cette fois-là, le journaliste de la Feuille d’Avis de Montreux remarque qu’elle ne tient pas son éternel éventail noir qui lui masque le bas du visage, mais qu’elle esquisse un salut gracieux à la foule qui est venue lui marquer son attachement.

Le dernier séjour de l’impératrice commence le 30 août 1898. Cette fois ce n’est pas Territet qui accueille son hôte bien-aimée, c’est Caux. Arrivant de Hambourg, Sissi est descendue au Grand-Hôtel de Caux, dont elle occupe une partie du premier étage.

Elisabeth à la bougeotte. Ses nombreuses promenades ne suffisent plus à calmer son énergie, ou son anxiété. Glion, Territet, les Rochers de Naye, un tour du haut lac en bateau, une excursion à Bex, chaque jour la rapproche de son destin tragique qui va se terminer à Genève.

A Territet et à Caux, Sissi laisse le souvenir d’une femme ‘si douce, si simple, si malheureuse’, bonne et généreuse.


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